MARIE-JOSÉE ROY • photographe • Bas-Saint-Laurent • 418-605-1763..........................................

 

Carnets du
Bas-du-Fleuve


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Carnets du Bas-du-Fleuve

 

 

OÙ EST L'ISLE-VERTE?

Le village de L'Isle-Verte est situé à environ 500 km à l'est de Montréal, sur la route 132, entre Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles.

 

 


Situez L'Isle-Verte

 

la maison girard

La Maison Girard est le poste d'accueil de la Réserve nationale de la faune. On y trouve de l'information sur les marais salés, les tourbières, la sauvagine et la flore de la réserve.

rnfbiv@hotmail.com

 


carnets du bas du fleuve... À la quÊte dU canard NOIR (suite)

De là, après avoir jeté un coup d'œil sur la récolte, Jean plonge son bras pour en extraire les canards un à un.



À chacun sa tâche. Gilles se charge de fixer les bagues, Étienne s'occupe du cahier de notes pendant que Mélissa et Jean, manipulant avec soin les oiseaux, scrutent l'intérieur des ailes, le bout de la queue et l'anus de chaque prise pour établir le sexe, l'âge approximatif, la catégorie et d'autres indices notables. Par exemple, un reste de duvet à l'intérieur des ailes indique que l'oiseau n'est pas encore mature tandis qu'une pointe bien effilée sur les plumes de l'extrémité de la queue prouve le contraire.






Même si l'étude porte sur le canard noir, toutes les captures qui n'auront pas de bague s'en verront mettre une. À la tête de cette opération, le biologiste Jean Rodrigue du Service canadien de la faune d'Environnement Canada, recevra par la suite toutes les données amassées à son bureau de Québec.


> Le baguage des canards dans le littoral de la municipalité de L'Isle-Verte a débuté en 1996

Car un simple anneau de métal installé à la patte de l'oiseau renferme beaucoup plus d'informations que l'on pourrait le croire. Il permet de connaître les trajets migratoires, les aires de nidifications, les territoires de séjour hivernal, le comportement et les structures sociales, la longévité et le taux de survie, les succès de reproduction, l'accroissement des effectifs et la taille approximative de la population visée. « Jean Bachand a déjà retrouvé une sarcelle bleue qui venait des États-Unis», s'exclame Mélissa!


Lorsque capturés, les canards ne passent jamais plus de 24 heures dans les enclos. Pendant cette durée, ils auront accès à de la nourriture en abondance et pourront nager convenablement.


Avant de quitter chaque emplacement, Jean scrute les traces laissées dans la vase. Il s'assure ainsi qu'un grand nombre de canards fréquentent les lieux et que les prédateurs, tel le raton-laveur, ne font pas partie du lot.


«On a déjà bagué plus de 200 canards en une journée», dit fièrement Jean! Aujourd'hui l'équipe aura installé 45 bagues sur de nouvelles prises dont 12 d'entre elles sont des canards noirs.



Pour l'année 2010, le baguage se termine le 10 septembre dans les secteurs du refuge des oiseaux migrateurs. Par contre, pour certaines zones situées à proximité de territoires de chasse, l'équipe cesse d'appâter le 4 septembre. Par la suite, Jean, Mélissa, Gilles et Étienne s'occuperont d'entretenir les sentiers, de réparer les plateformes et de construire de nouveaux aménagements pour que nous puissions admirer canards noirs, sarcelles à ailes vertes, grands hérons, bernaches et autres le plus naturellement possible.


> En 2010, l'équipe de Jean Bachant aura installé 3313 bagues sur de nouvelles prises. De plus, une augmentation du taux de fréquentation chez le canard noir et la sarcelle à ailes bleues (qui sont des espèces plus ou moins en difficultés) a été remarquée.


Un brin d'histoire
En Amérique du Nord, le baguage systématique des oiseaux a commencé au début du siècle.
En 1916, le Canada et les États-Unis ont signé la Convention concernant les oiseaux migrateurs, qui comportait un système visant la protection de ces oiseaux et la réglementation de leur prise dans les deux pays.
Le système s'est étendu à l'ensemble de l'Amérique du Nord en 1936.
Le baguage des oiseaux existe depuis fort longtemps. Durant les temps romains, des hirondelles ont été utilisées pour transmettre des messages. À l'époque médiévale, les fauconniers marquaient leurs rapaces avec une bague ou un collier. Le plus vieux cas scientifique date de l'an 1240 en Allemagne. L'expérimentation a été réalisée par un supérieur d'un monastère cistercien qui attacha un bout de parchemin à la patte d'une hirondelle.
Au Canada, c'est en 1905 que l'on bagua le premier oiseau: un merle.

DONNÉES TECHNIQUES
Le carnet de capture pour les oiseaux nouvellement bagués renferme les données suivantes:
- le numéro de la bague
- l’espèce
- l'âge moyen de l'oiseau
- Le lieu du baguague et ses coordonnées géographiques
- la date
- et la mention suivante: récupération signalée au Bird Banding Laboratory

 

L'Équipe


> Jean Bachand
Formé en technique d'aménagement cynégétique et halieutique, Jean travaille à L'Isle-Verte depuis 1986.


> Mélissa Gauvreau
Mélissa a étudié en technique du milieu naturel à St-Félicien. Elle a d'abord appliqué pour un stage à La Maison Girard et est maintenant employée jusqu'à la fin de l'été.


> Gilles Malenfant; employé saisonnier


> Étienne Chiasson; employé saisonnier

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Visitez le site des haltes marines du Bas-saint-laurent pour en savoir +

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