MARIE-JOSÉE ROY • photographe • Bas-Saint-Laurent • 418-605-1763..........................................


hasards necessaires, projet photo art sur le bas-saint-laurent par Marie-Josee Roy

  hasards necessaires, projet photo art sur le bas-saint-laurent par Marie-Josee Roy 01/31

Projet en cours. À suivre...


 

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hasards nécessaires

Hasard : impossibilité de prévoir avec certitude un fait quelconque, c'est-à-dire de prévoir ce qu'il va advenir.

Tel un voyage imagé qui me porte à me questionner sur mon identité, le projet «Hasards nécessaires» mise sur la provocation de stimulus accidentels dans le but d’accumuler des indices susceptibles de me mener vers des rencontres significatives et des découvertes inattendues faites par associations d'idées.

Une sorte d’exploration des lieux de mon enfance afin de retrouver une appartenance à une région autrefois mienne.

Les paysages du Bas-Saint-Laurent, au Québec, sont marqués par le fleuve. Les premiers villages se sont formés le long de ses rives pour ensuite s’élargir vers l’arrière-pays. Ce qui provoque une division dans un même territoire. Le fleuve Saint-Laurent et son littoral ont permis le développement d’activités reliées à la pêche, l’agriculture et la villégiature tandis que les terres plus éloignées du fleuve restent principalement vouées à l’exploitation forestière.

Mais depuis environ deux décennies, la population toujours décroissante et essentiellement homogène freine l’essor de la région. Ici, la vie est diamétralement opposée à celle en milieux urbains où j’ai vécu la plus grande partie de mon temps. Ce retour aux sources se révèle comme une réalité méconnue. Même si mes racines s’y trouvent, je suis une étrangère dans mon propre pays. J’explore la région sous un regard extérieur. Je découvre mon nouvel environnement. Les rencontres qui en découlent deviennent nécessaires dans ma quête pour me réapproprier ces lieux.

L’aspect le plus important dans le projet «Hasards nécessaires» réside dans le fait d’aborder des inconnus dans leurs milieux. De créer un contact avec les sujets tout en cherchant à ce qu’ils restent eux-mêmes devant ma caméra. Le geste de les prendre en photo se transforme en une sorte de témoignage d'une expérience commune et contribue à créer un espace de réflexion.