MARIE-JOSÉE ROY • photographe • Bas-Saint-Laurent • 418-605-1763..........................................



AMANDINE et JULIEN, France, 14 août 2007

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projets photos


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carréS d'intimité

CARRÉS D'INTIMITÉ est un projet photographique qui vise à représenter, sous forme de tranches d’histoires personnelles, le visage du Québec d’aujourd’hui.

Les sujets sélectionnés, des immigrants de longue date ou de nouveaux arrivants, posent dans leur salon. Pendant la séance, les modèles sont laissés à eux-mêmes. Ils adoptent une position d’attente devant la caméra. Ils attendent que le cliché soit pris. Certains sont photographiés seuls, d’autres avec les membres de leur famille. Mais tous sont conscients qu’ils se livrent au regard d’autrui.

De plus, les sujets sont invités à révéler une partie de leur intimité à travers un objet qu’ils chérissent ramené de leur pays d’origine. Les photos qui découlent de ces rencontres expriment des moments où éclats de rire, rêves et appréhensions se succèdent.

Comment vivent-ils leur exil? Quel est la portée du mot «intégration» et comment réussissent-ils à s’approprier des mœurs qui ne sont pas les leurs?

Le projet revisite le portrait de famille qui prend souvent place dans le salon, lieu où l’on se réunit entre parents et où les visiteurs sont accueillis. Parfois, des indices sur les rites et la culture de ces nouveaux arrivants sont visibles à travers les drapeaux, photos ou autres bibelots qui ornent la pièce. Chez d’autres, aucun élément décoratif ne permet d’identifier l’origine du locataire. Alors, la forme du sofa, les motifs de la tapisserie ou la couleur des murs deviennent des composantes purement stylistiques dans l’image.

Depuis la formation du Canada, l'immigration a joué un rôle important pour assurer le peuplement du pays et pour combler le déficit de main-d’œuvre dans les secteurs agricole, forestier, industriel et minier. Carrés d’intimité pose un regard intéressé sur ces gens qui ont quitté leur terre natale pour des raisons économiques, idéologiques ou autres pour ainsi se redéfinir à travers une nouvelle identité métissée.

« La première nuit, on n'avait rien. On a dormi sur le sol. J'ai pleuré. » Amandine